Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

 

 

 

zen-et-Ouessant-010.jpg

         Vers Ouessant, février 2011, photo dr François-Marie Périer

 

 

 

 

 

Chaque jour est une vague sur laquelle se lève un soleil,

une nouvelle chance de monter avec lui, repartir avec elle.

 

 

 

 

Télécharger le fichier:

 

Poésie mise à jourPoésie mise à jour

 

 

Poésie

 

Ecrire, c’est se faire orpailleur, perdre la vue à chercher la lumière dans la boue, en trouver des paillettes et parfois des pépites. Et, si l’on veut creuser profond et ne pas craindre de rencontrer l’enfer, pouvoir rencontrer le filon, le fleuve souterrains, voie lactée rappelant que le métal précieux vient des étoiles et veut qu’on y retourne. L’écriture poétique naît d’une adhésion totale au réel quel qu’il soit, alliée en des noces intérieures à la quête du mot juste qui épousera la vision. Alors ce qui est dit de façon vraie devient peu à peu, reflétant la vie même, ce qui est dit de belle façon, car façonné par la beauté du monde.

On peut alors tracer la ligne d’horizon déraisonnable entre deux infinis se mêlant l’un de l’autre, toujours cherchant l’accord. Et perdre à chaque instant, pour pouvoir le garder, l’équilibre où l’on sait, où l’on sent sans même lever les yeux ni les baisser, la palpitation des cieux, des océans que ta trace convoque, comme retenant leur souffle pour oublier le tien juste au dessus des eaux. Comme deux corps qui s’aiment cherchent la pose, la caresse, le baiser, la distance, l’étreinte, le regard qui les mènera plus haut, comme les prises dans la paroi de l’ascension.

Faire - laisser se faire - le moi – simple témoin des noces de la mémoire et de l’instant – si fin que le je ne saurait le saisir sans le brouiller – en cela eau ne pouvant supporter que le reflet de celui qui voudrait y boire plus qu’y voir son image et magie.  Et moi pourtant espace pénétrant tant de mondes que tout vide, toute vision, tout visage, toute vie semble sienne et donc mienne.

La poésie est cette quête de vision immobile où l’on pleure pour un rêve, où comme son propre œil, l’homme qui plonge en lui-même, inspiré, devient un centre noir d’anté, d’anti-matière autour du mystère irisé qu’il espère entendre respirer, où les étoiles viennent échouer leur écume humectée de lumière – mulièbre ébriété. Et on sonde et on attend la parole qui sera la promesse de la chose, et l’on devient parfois le temple du delta où se célèbre l’union de l’univers et du verbe, des vagues de ce monde et du fleuve de l’homme.

La poésie est le chant qui se libère de ton être lorsqu’il cesse de se refuser à l’instant, quel que soit ce que ce vent lui porte.

 

Alphabet

 

Voir toutes les lettres comme des électrons – libres – et faire danser les atomes.


Par la plaine


On touche au ciel par le sommet, au miel par le soleil. Mais on ne peut y rester sans oublier peu à peu qui l’on est. La plaine alors appelle comme une femme vers le delta. Car c’est par la mer et l’abandon qu’on monte libéré. Et ces deux ascensions par les neiges et l’écume font qu’on retombe fécond sur ceux qui se désirent. 

 

 

Partager cette page

Repost 0
Published by

Présentation

  • : Le blog de François-Marie Périer
  • Le blog de François-Marie Périer
  • : Un espace présentant mes activités et celles de la galerie-café cultures du monde La Vina: expositions, concerts, rencontres, essais, traductions, poésie, articles et reportages, conférences, carnets de voyages; photographie, culture,; réflexions...
  • Contact

Recherche

Liens