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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 13:20

 

 

 

                                                                                                                                                                       

La mort de JF Kennedy, la FED, Aldous Huxley et Bertrand Russel ou la dictature scientifique annoncée il y a cinquante ans

 

télécharger et diffuser les PDF

 

link

 

https://archive.org/details/TheImpactOfScienceOnSociety-B.Russell

 

 

Est-ce un hasard que JFK - John Fitzgerald Kennedy - et Aldous Huxley soient morts le même jour, 22 novembre 1963? L'un certes assassiné pour s'être opposé à la Réserve Fédérale Américaine (FED) entre autres et à tout un système, en voulant rapprocher les hommes et les peuples, et en emettant des billets de banque (loi 1110) sans passer par le monopole. http://www.youtube.com/watch?v=Slf4_52kTw8. link L'autre mort d'un cancer. Aldous Huxley était issu d'une dynastie de savants britanniques, dont un prix Nobel, comme Russel. Il était devenu le maître à penser de toute une génération, et le resta aprés sa mort dans les milieux hippies qui voulaient "changer la vie", par son ouverture sur le spirituel, mais aussi sa dénonciation d'une société totalitaire.The Impact of science on society  de Russell qui est traduit en français sous le titre:  Science, Puissance, Violence. Je rétalis ici une erreur de ma part, ayant précédemment cherché en vain ce livre. Merci à qui de droit.

 

http://www.amazon.com/Science-Puissance-Violence-Russel-Bertrand/dp/B005J3WMOU)

 

 Aldous Huxley et Bertrand Russel sont enseignés dans les lycées français. Enseignants, et journalistes, réflechissez-y sérieusement avant de parler de conspiration et conspirationnisme et de tourner consciencieusement en dérision l'idée d'une société totalitaire dont vous êtes vous-mêmes victimes... évitez d'en être complices. Le premier est l'auteur du célèbre Meilleur des Mondes, et le second de L'impact de la science sur la société. Ce que l'on ne dit pas, c'est qu'ils ont tous les deux concrêtement, à travers conférences et écrits, directement averti leurs contemporains, et nous-mêmes, de la dictaure scientifique en cours, en des termes trés clairs, nous prévenant que ce serait trés difficile de lui résister.  Chez Russell, on se pose presque la question de sa collaboration à un tel processus, tant il prône lui-même un gouvernement mondial, et tant son mépris pour le religieux, symptome de son ignorance, était affiché, en même temps que sa foi en la science et la raison. Huxley a publié Brave New World revisited: Retour au meilleur des mondes, recueil de ses interventions. Voici les PDF des ouvrages, l'un n'étant pas traduit. Manquant de temps pour le faire moi-même, je lance un appel à la traduction de The Impact of Science on society, en précisant que si j'appelle à la vérité et au changement, ce n'est en aucun cas par des moyens violents.

 

 

"La plupart des êtres humains ont une capacité presque infinie à prendre les choses pour assurées. Que les hommes n'apprennent pas beaucoup des leçons de l'histoire est la plus importante de toutes les leçons de l'histoire."  Aldous Huxley

 

Aldous Huxley: Retour au meilleur des mondes (1958)

 

"Les sujets des tyrans à venir seront enrégimentés sans douleur par un corps d'ingénieurs sociaux hautement qualifiés. Un défenseur enthousiaste de cette nouvelle science écrit « Le défi que relève de nos jours le sociologue est le même que celui des techniciens il y a un demi-siècle. Si la première moitié du vingtième siècle a été l'ère des ingénieurs techniques, la seconde pourrait bien être celle des ingénieurs sociaux ». Et je suppose que le

vingt et unième sera celle des Administrateurs Mondiaux, du système scientifique des castes et du Meilleur des Mondes. A la question quis custodiet custodes? - qui gardera nos gardiens, qui organisera les organisateurs techniques? On répond sereinement qu'ils n'ont pas besoin de surveillance. Il semble régner parmi certains docteurs en sociologie la touchante conviction que leurs pairs ne seront jamais corrompus par l'exercice du pouvoir. Tel sire Galahad, ils sont forts comme dix parce que leur cœur est pur - et leur cœur est pur parce que ce sont des savants qui ont suivi six mille heures de cours sur les sciences sociales. Hélas, l'instruction supérieure n'est pas nécessairement la garantie d'une vertu…"

 

PERSUASION CHIMIQUE

 

"Dans le Meilleur des Mondes de ma fable, il n'y avait ni whisky, ni tabac, ni héroïne, ni cocaïne de contrebande; les gens ne fumaient pas, ne buvaient pas, ne priaient pas, ne se piquaient pas. Quand l'un d'eux se sentait déprimé, ou mal à l'aise, il avalait une ou deux pilules d'un composé chimique appelé soma. J'ai emprunté le nom de cette drogue imaginaire à une plante inconnue (peut-être Asclepias acida) utilisée par les antiques envahisseurs aryens de l'Inde dans l'un de leurs rites religieux les plus solennels. Le jus enivrant exprimé des tiges était bu par les prêtres et les nobles au cours d'une cérémonie compliquée. Les hymnes védiques nous apprennent que les buveurs de soma ressentaient maints effets bénéfiques : leur corps était plus fort, leur cœur empli de courage, de joie et d'enthousiasme, leur esprit illuminé et, dans une révélation immédiate de la vie future, ils recevaient l'assurance de leur immortalité. Mais le liquide sacré avait ses inconvénients. Le soma était une plante dangereuse, si dangereuse qu'elle rendait même malade le grand dieu du ciel en personne, Indra. Les simples mortels mouraient parfois d'une dose un peu

trop forte mais l'expérience procurait une telle béatitude transcendante et une telle illumination qu'elle était considérée comme un privilège qu'on ne pouvait payer trop cher. Le soma du Meilleur des Mondes n'avait aucun des inconvénients de l'originel. Le soma du Meilleur des Mondes n'avait aucun des inconvénients de l'original indien. Pris à petites doses, il donnait une sensation d'euphorie délicieuse; à plus fortes doses, des visions, et

si vous en absorbiez trois comprimés, vous vous enfonciez, au bout de quelques minutes, dans un paisible sommeil. Tout cela, sans la moindre réaction physiologique ou mentale fâcheuse. Les habitants du Meilleurs des Mondes pouvaient s'évader de leurs humeurs noires ou des contrariétés quotidiennes sans sacrifier leur santé ou réduire leur efficacité de façon permanente.

Aussi, ce genre de toxicomanie n'était-il pas un vice personnel, mais bien une institution politique, l'essence même de la Vie, de la Liberté et de la Poursuite du Bonheur garanties par la Déclaration des Droits. Mais ce privilège inaliénable des sujets, précieux entre tous, était en même temps l'un des instruments de domination les plus puissants dans l'arsenal du dictateur. L'intoxication systématique des individus pour le bien de l'Etat (et, incidemment, pour leur propre plaisir) était un élément essentiel du plan des Administrateurs Mondiaux. La ration de soma quotidienne était une garantie contre l'inquiétude personnelle, l'agitation sociale et la propagation d'idées subversives. Karl Marx déclarait que la religion était l'opium du peuple, mais dans le Meilleur des Mondes la situation se trouvait renversée : l'opium, ou plutôt le soma, était la religion du peuple. Comme elle, i! avait le pouvoir de consoler et de compenser, il faisait naître des visions d'un autre monde, plus beau, il donnait l'espoir, soutenait la foi et encourageait la charité. Un poète a écrit que la bière fait plus que Milton pour justifier dieu devant les hommes. (...)

 Or, n'oublions pas que, comparée au soma, la bière est une drogue des plus grossières et des plus incertaines. Pour ce qui est de justifier Dieu devant les hommes, le soma est à l'alcool ce que l'alcool est aux arguments théologiques de Milton.

En 1931, alors que je décrivais les effets de ce produit synthétique imaginaire grâce auquel les générations futures seraient à la fois heureuses et dociles, le Dr Irvin Page, biochimiste américain bien connu, se préparait à quitter l'Allemagne où il venait de passer trois ans au Kaiser Wilhelm Institut, pour étudier la chimie du cerveau.

(…)

Pendant ce temps, pharmacologie, biochimie, neurologie font sans cesse des progrès et nous pouvons être tout à fait certains qu'au cours des quelques années à venir, des méthodes chimiques nouvelles et plus efficaces pour augmenter la suggestibilité et diminuer la résistance psychologique seront découvertes. Comme toutes les autres inventions, elles pourront être bien ou mal utilisées, aider le psychiatre dans sa lutte contre les maladies mentales, ou le dictateur dans sa lutte contre la liberté. Il est plus probable, étant donné que la science est divinement impartiale, qu'elles asserviront et libéreront, guériront et détruiront. le tout à la fois."

 

XI - ÊTRE INSTRUIT POUR ÊTRE LIBRE


"Pour instruire en vue de rendre libre, il faut commencer par énoncer des faits et des jugements de valeur, puis mettre au point les méthodes appropriées qui permettront de réaliser les valeurs et de combattre ceux qui, pour quelque raison que ce soit, veulent ignorer les faits ou nier les valeurs. Dans un des précédents chapitres, j'ai parlé

de la morale sociale qui justifie les maux résultant des excès d'organisation et de

population, allant jusqu'à les faire passer pour un bien."

 (…)

   "Dans le monde où nous vivons, ainsi qu'il a été indiqué dans des chapitres précédents, d'immenses forces impersonnelles tendent vers l'établissement d'un pouvoir centralisé et d'

une société enrégimentée. La standardisation génétique est encore impossible, mais les Gros Gouvernements et les Grosses Affaires possèdent déjà, ou posséderont bientôt, tous les procédés pour la manipulation des esprits décrits dans Le Meilleur des Mondes, avec

bien d'autres que mon manque d'imagination m'a empêché d'inventer. N'ayant pas la possibilité d'imposer l'uniformité génétique aux embryons, les dirigeants du monde trop

peuplé et trop organisé de demain essaieront d'imposer une uniformité sociale et intellectuelle aux adultes et à leurs enfants. Pour y parvenir, ils feront usage (à moins qu'on les en empêche) de tous les procédés de manipulation mentale à leur disposition, et n'hésiteront pas à renforcer ces méthodes de persuasion non rationnelle par la contrainte économique et des menaces de violence physique. Si nous voulons éviter ce

genre de tyrannie, il faut que nous commencions sans délai notre éducation et celle de nos enfants pour nous rendre aptes à être libres et à nous gouverner nous-mêmes. Cette formation devrait être, ainsi que je l'ai déjà indiqué, avant tout centrée sur les faits et les valeurs - les faits qui sont la diversité individuelle et l'unicité biologique, les valeurs de liberté, de tolérance et de charité mutuelle qui sont les corollaires moraux de ces faits. Mais malheureusement des connaissances exactes et des principes justes ne suffisent pas. Une vérité sans éclat peut être éclipsée parun mensonge passionnant. Un appel habile à la passion est souvent plus fort que la meilleure des résolutions. Les effets d'une propagande mensongère et pernicieuse ne peuvent être neutralisés que par une solide préparation à l'art d'analyser ses méthodes et de percer à jour ses sophismes."

(…)

"Par le passé, libres penseurs et révolutionnaires étaient souvent les, produits de l'éducation la plus pieusement orthodoxe et il n'y avait rien là de surprenant. Les méthodes employées par les éducateurs classiques étaient et sont encore extrêmement inefficaces. Sous la férule d'un dictateur scientifique, l'éducation produira vraiment les effets voulus et il en résultera que la plupart des hommes et des femmes en arriveront à aimer leur servitude sans jamais songer à la révolution. Il semble qu'il n'y ait aucune raison valable pour qu'une dictature parfaitement scientifique soit jamais renversée. En attendant, il reste encore quelque

liberté dans le monde. Il est vrai que beaucoup de jeunes

n'ont pas l'air de l'apprécier, mais un certain nombre d'entre nous croient encore que sans elle les humains ne peuvent pas devenir pleinement humains et

qu'elle a donc une irremplaçable valeur. Peut-être les forces qui la menacent sont-elles trop puissantes pour que l'on puisse leur résister très longtemps. C'est encore et toujours notre devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous opposer à elles."

 

Bertrand Russell :The Impact of Science on Society (1952)

 

« Bien que cette  science sera diligemment étudiée, elle sera confinée dans la classe dirigeante"


"Le régime, les injections et les injonctions se combineront dés le plus jeune âge pour produire la sorte de caractère et la sorte de croyances que les autorités considèrent désirables, et toute critique sérieuse des pouvoirs deviendra psychologiquement impssible. "

 

Graduellement, par l'élevage sélectif, les différences congénitales entre les gouvernants et les gouvernés s'accroîtront jusqu'à ce qu'ils deviennent presque des espèces différentes. Une révolte de la plèbe deviendra aussi impensable qu'une insurrection organisée de brebis contre la pratique de manger du mouton.

 

«Lorsque je parle d'un gouvernement mondial, je parle d'un gouvernement qui gouverne réellement, pas d'une gentille façade comme la Ligue des nations ou d'une fraude prétentieuse comme les Nations-Unies sous leur forme actuelle. Un gouvernement international (...) doit posséder les seules bombes atomiques, les seules usines pouvant les produire, la seule force aérienne, les seuls navires et, plus généralement, tout ce qui peut être nécessaire pour le rendre irrésistible (...) Il devra être obligé, en vertu de sa constitution, d'intervenir par la force des armes contre toute nation qui refuserait de se soumettre à son arbitrage.»

 

« Il faut s’attendre à ce que les avancées de la physiologie et de la psychologie donnent aux gouvernements  beaucoup plus de contrôle sur le mental  des individus qu’ils n’en ont maintenant même dans les pays totalitaires. Fichte écrivit que l’éducation devait viser à détruite le libre arbitre afin que, après que les élèves aient quitté l’école, ils soient incapables, pour tout le reste de leur vie, de penser ou d’agir de façon autre que celle que leurs maîtres d’école l’auront souhaité. Mais en ces temps là, c’était un idéal inaccessible : ce qu’il considérait comme le meilleur système de son vivant  produisit Karl Marx. Dans le futur, de tels  échecs ne seront pas à même de se produire lorsqu’il y aura dictature.  Des régimes, des injections et des injonctions seront combien, dés le plus jeune âge, pour produire la sorte de personnes et la sorte de croyances que les autorités considèrent désirable, et tout critique sérieuse des pouvoirs qui existent deviendra psychologiquement impossible. Même si tous sont misérables, tous se croiront heureux, parce que le gouvernement leur dira qu’ils le sont. »

 

Selected quotes from The Impact of Science on Society:


On scientific governments

“For some reason which I have failed to understand, many people like the system [scientific totalitarianism] when it is Russian but disliked the very same system when it was German. I am compelled to think that this is due to the power of labels; these people like whatever is labelled âLeftâ without examining whether the label has any justification.”- p56 [1]

On education

“Although this science will be diligently studied, it will be rigidly confined to the governing class. The populace will not be allowed to know how its convictions were generated. When the technique has been perfected, every government that has been in charge of education for a generation will be able to control its subjects securely without the need of armies or policemen.” – p41 [2] 

“In like manner, the scientific rulers will provide one kind of education for ordinary men and women, and another for those who are to become holders of scientific power. Ordinary men and women will be expected to be docile, industrious, punctual, thoughtless, and contented. Of these qualities, probably contentment will be considered the most important. In order to produce it, all the researches of psycho-analysis, behaviourism, and biochemistry will be brought into play…. All the boys and girls will learn from an early age to be what is called ‘co-operative,’ i.e., to do exactly what everybody is doing. Initiative will be discouraged in these children, and insubordination, without being punished, will be scientifically trained out of them.” 

“It is to be expected that advances in physiology and psychology will give governments much more control over individual mentality than they now have even in totalitarian countries. Fichte laid it down that education should aim at destroying free will, so that, after pupils have left school, they shall be incapable, throughout the rest of their lives, of thinking or acting otherwise than as their schoolmasters would have wished.” – p61 [3]

On control over opinion

“The completeness of the resulting control over opinion depends in various ways upon scientific technique. Where all children go to school, and all schools are controlled by the government, the authorities can close the minds of the young to everything contrary to official orthodoxy. Printing is impossible without paper, and all paper belongs to the State. Broadcasting and the cinema are equally public monopolies.” – p57[4] 

“All this is not imaginary, it is daily and hourly reality. Nor, given oligarchy, is there the slightest reason to expect anything else.”[5]

On diet and vaccinations

“Diet, injections, and injunctions will combine, from a very early age, to produce the sort of character and the sort of beliefs that the authorities consider desirable, and any serious criticism of the powers that be will become psychologically impossible. Even if all are miserable, all will believe themselves happy, because the government will tell them that they are so.” – p62 [6]

 

On population control

“At present the population of the world is increasing at about 58,000 per diem. War, so far, has had no very great effect on this increase, which continued through each of the world wars.” – p115 [7] 

“There are three ways of securing a society that shall be stable as regards population. The first is that of birth control, the second is that of infanticide or really destructive wars, and the third that of general misery except for a powerful minority. All these methods have been practised: the first, for example, by the Australian aborigines; the second by Aztecs, the Spartans and the rulers of Plato’s Republic; the third in the world as some Western internationalists hope to make it and in Soviet Russia.” – p117 [8]


On biological weapons as a means of population control

“War, as I remarked a moment ago, has hitherto been disappointing in this respect, but perhaps bacteriological war may prove effective. If a Black Death could spread throughout the world once in every generation, survivors could procreate freely without making the world too full. There would be nothing in this to offend the conscience of the devout or to restrain the ambition of nationalists. The state of affairs might be somewhat unpleasant, but what of it? Really high-minded people are indifferent to happiness, especially other people’s.” – p116..p117 [9]


On selective breeding

“Gradually, by selective breeding, the congenital differences between rulers and ruled will increase until they become almost different species. A revolt of the plebs would become as unthinkable as an organized insurrection of sheep against the practice of eating mutton. (The Aztecs kept a domesticated alien tribe for the purposes of cannibalism. Their regime was totalitarian)” – p63 [10]

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Published by François-Marie Périer
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